La caisse enregistreuse n’est pas obligatoire dans un restaurant. Cette absence d’obligation n’exonère toutefois pas le restaurateur de ses responsabilités en matière d’encaissement, notamment pour la TVA. Lorsqu’un logiciel ou un système de caisse est utilisé, celui-ci doit respecter la réglementation anti-fraude : les données doivent être sécurisées, conservées et impossibles à modifier sans trace. Sans caisse, il reste possible d’être en règle. Néanmoins, dès que l’affluence augmente, la gestion quotidienne devient plus exigeante. Cet article fait le point sur les obligations concrètes applicables aux restaurants et sur les évolutions prévues avec la certification à partir de 2026. Dans ce cadre réglementaire parfois complexe, l’accompagnement par un spécialiste de l’encaissement permet d’éviter les erreurs et d’opter pour des choix durables.
La réponse courte : non, mais vous avez des obligations à respecter
Non, une caisse enregistreuse n’est pas imposée par la loi dans un restaurant. Cela n’empêche pas l’existence d’obligations strictes en matière d’encaissement. Chaque établissement doit être en mesure de justifier l’ensemble de ses recettes, d’en conserver les preuves et d’assurer une traçabilité exploitable en cas de contrôle.
Chaque encaissement doit ainsi laisser une trace fiable. Lorsque le montant dépasse 25 € TTC, une note doit être remise au client. Elle peut être fournie au format papier ou dématérialisé, sous réserve de l’accord de ce dernier. Une copie doit être conservée par l’établissement. En dessous de ce seuil, la note est délivrée à la demande du client. Ces règles s’appliquent indépendamment de l’utilisation d’une caisse enregistreuse. C’est précisément sur ces obligations que des experts comme JMP Solutions accompagnent les restaurateurs, afin de sécuriser leurs pratiques et de limiter les risques liés à la gestion des encaissements.
La confusion vient souvent d’un point précis : ce n’est pas l’outil qui est obligatoire, mais la capacité à prouver et justifier chaque encaissement. À partir du moment où un restaurant s’appuie sur un logiciel ou un système de caisse, la question centrale devient celle de la conformité de la solution utilisée.
Que dit la réglementation si vous utilisez un logiciel ou un système de caisse ?
Aucun texte n’impose l’usage d’une caisse enregistreuse en tant que telle. En pratique, dès qu’un logiciel ou un système de caisse est utilisé pour encaisser des clients, la réglementation fiscale s’applique pleinement.
Ces obligations concernent les professionnels assujettis à la TVA qui encaissent des particuliers à l’aide d’un outil informatique dédié à l’encaissement. Depuis le 1er janvier 2018, les restaurants concernés doivent utiliser une solution sécurisée et conforme aux règles anti-fraude, quel que soit leur volume d’activité.
Le logiciel ou système de caisse doit garantir que les données d’encaissement sont :
- inaltérables, c’est-à-dire impossibles à modifier ou supprimer sans laisser de trace ;
- sécurisées, afin de prévenir toute manipulation ;
- conservées, pour rester accessibles pendant la durée légale ;
- archivées, de manière figée et consultable lors d’un contrôle.
Ce cadre vise à permettre à l’administration fiscale de reconstituer l’intégralité des recettes déclarées et d’en vérifier la cohérence avec la TVA collectée. L’utilisation d’un logiciel de caisse engage donc directement le restaurateur sur un point précis : la conformité du système retenu. En cas de non-respect de ces exigences, l’entreprise s’expose notamment à une amende pouvant atteindre 7 500 € par caisse concernée.
2026 : ce qui change pour la certification des logiciels de caisse
Jusqu’à présent, la conformité d’un logiciel de caisse pouvait être démontrée soit par un certificat délivré par un organisme accrédité, soit par une attestation fournie par l’éditeur du logiciel.
Ce mode de fonctionnement évolue. À compter du 1er septembre 2026, l’attestation individuelle de l’éditeur ne sera plus suffisante. Seul un certificat délivré par un organisme accrédité permettra de justifier la conformité d’un logiciel ou d’un système de caisse.
Cette évolution ne crée pas une nouvelle obligation d’équipement. Elle renforce une règle existante : dès lors qu’un restaurant utilise un logiciel de caisse, celui-ci doit être certifié conformément aux exigences légales. Le changement porte uniquement sur la preuve de conformité acceptée par l’administration fiscale. Pour les établissements déjà équipés, cela suppose de vérifier dès maintenant que la solution en place pourra fournir un certificat valide dans les délais. Dès le 1er septembre 2026, l’absence de certificat conforme exposera le restaurant à des sanctions, même si le logiciel était auparavant toléré.
En résumé, la caisse demeure facultative, mais l’encadrement de la conformité des systèmes utilisés devient nettement plus strict. Anticiper cette échéance avec un accompagnement adapté permet d’éviter toute difficulté lors d’un contrôle.
Sans caisse enregistreuse : comment rester en règle au quotidien ?
Un restaurant peut fonctionner sans caisse enregistreuse, à condition de respecter rigoureusement les obligations liées à la justification des encaissements. Concrètement, le restaurateur doit être en mesure de fournir une note pour chaque vente. Lorsque le montant dépasse 25 € TTC, cette note doit être remise au client, sous format papier ou dématérialisé avec son accord. En dessous de ce seuil, elle est fournie à la demande.
En l’absence de logiciel de caisse, la conservation des justificatifs repose généralement sur un carnet à souche ou un support équivalent. Les documents doivent être numérotés, datés et archivés afin de permettre un rapprochement clair entre les recettes encaissées et les montants déclarés.
Ce type d’organisation exige une rigueur constante et devient plus difficile à maintenir sur la durée lorsque l’activité s’intensifie. La multiplication des paiements, la gestion des règlements partagés ou le suivi précis de la TVA augmentent mécaniquement le risque d’erreur. C’est pourquoi, dans les faits, de nombreux restaurateurs choisissent de se faire accompagner pour sécuriser leurs méthodes d’encaissement, même sans obligation d’équipement.
Pourquoi une caisse enregistreuse reste souvent indispensable en restauration
Même si elle n’est pas imposée par la loi, la caisse enregistreuse s’est imposée comme un outil central dans la majorité des restaurants. Elle permet de gérer simultanément le service, les encaissements et le respect des obligations réglementaires.
- En période d’affluence, la gestion manuelle atteint rapidement ses limites. Encaissements multiples, paiements séparés, calculs de TVA, annulations ou corrections augmentent le risque d’erreur. Une caisse enregistreuse automatise ces opérations et sécurise les données dès leur enregistrement.
- Elle facilite également le suivi quotidien de l’activité. Les recettes sont centralisées, ventilées par moyen de paiement et directement exploitables pour la comptabilité. Cette traçabilité simplifie les déclarations et permet d’aborder plus sereinement un contrôle fiscal.
- Enfin, l’utilisation d’une caisse améliore la fluidité du service. Les encaissements sont plus rapides, les temps d’attente réduits et les erreurs de saisie limitées, avec un impact direct sur l’expérience client et l’organisation des équipes.
Comment choisir une caisse enregistreuse pour un restaurant ?
Le choix d’une caisse enregistreuse ne doit pas se limiter à des critères de prix ou d’interface. La conformité réglementaire constitue le premier point de vigilance. Le logiciel ou système de caisse doit être en mesure de fournir un certificat délivré par un organisme accrédité, tel que le Laboratoire National de Métrologie et d’Essais (LNE). À défaut, l’établissement s’expose à un risque en cas de contrôle.
La solution retenue doit également correspondre au fonctionnement réel du restaurant. Elle doit permettre de gérer efficacement les paiements multiples, les partages d’addition, les différents taux de TVA et la diversité des moyens de paiement utilisés.
La fiabilité des données représente un autre enjeu majeur. Les encaissements doivent être enregistrés sans possibilité de modification non tracée, tout en restant accessibles pour la comptabilité et les obligations déclaratives.
Au-delà de l’outil lui-même, la proximité et la qualité de l’accompagnement font la différence. Disposer d’un interlocuteur local capable d’intervenir sur site, de former les équipes et d’assurer un suivi technique limite les interruptions d’activité. C’est cet accompagnement humain que recherchent aujourd’hui de nombreux restaurateurs et qui fait partie de l’ADN de JMP Solutions.
Enfin, la pérennité de la solution doit être prise en compte. La réglementation évolue, comme le montre le renforcement des règles de certification en 2026. Un système de caisse doit pouvoir s’adapter à ces changements sans remettre en cause l’organisation du restaurant.
En résumé : ce que la loi impose réellement aux restaurants
En France, un restaurant n’a pas l’obligation légale de s’équiper d’une caisse enregistreuse. Aucun texte n’impose l’utilisation d’un logiciel ou d’un système de caisse en tant que tel.
En revanche (et c’est le point central) les obligations liées à l’encaissement s’imposent dans tous les cas. Chaque restaurateur doit pouvoir justifier l’ensemble de ses recettes, conserver les justificatifs et respecter les règles fiscales applicables, notamment en matière de TVA.
Dès lors qu’un restaurant utilise un logiciel ou un système de caisse, celui-ci doit être conforme à la réglementation anti-fraude et, à compter du 1er septembre 2026, cette conformité devra être prouvée par un certificat délivré par un organisme accrédité.
La véritable question n’est donc pas de savoir s’il faut une caisse, mais comment encaisser durablement en restant en règle.
Dans la pratique, un suivi adapté permet d’éviter les erreurs coûteuses et les choix inadaptés à l’activité. Depuis 2013, JMP Solutions accompagne les restaurateurs avec des solutions d’encaissement fiables, conformes à la réglementation et adaptées aux réalités du terrain. N’hésitez pas à nous contacter ou nous demander un devis sur mesure si vous avez un projet de digitalisation ou de mise en conformité de votre système d’encaissement.
JMP S.|21/01/2026